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Said Messari

10/10/2015 - 29/11/2015
Said Messari:
Las artes del alquimista.
Si algo me resulta indudable en la obra y en la figura de Said Messari es que ambas han actualizado inesperadamente la obra y la figura del alquimista. El alquimista, como bien sabemos, entregaba su vida con la obstinación de un converso a una clase de experimentación con los materiales que no podía producir sino sorpresas, debido a que los podía ser de otro modo, debido a que por sistema los manipulaba de una manera que no era la fijada previamente por los cánones y los protocolos del farmaceuta, el curtidor y teñidor de pieles, el hilandero, el metalúrgico, el vidriero, el perfumero o el fabricante de papeles. El alquimista había tomado lecciones, pero solo para transgredirlas en busca de reacciones de los materiales que mezclaba y exponía al fuego sin saber de antemano con exactitud que saldría de todo ello. Y se comprende. Él no quería con sus experimentos encontrar nuevas formas de hacer lo que hacían los metalúrgicos o los perfumeros. Él hacia lo que hacía porque buscaba la piedra filosofal, que no consistía, como suele creerse, en la piedra de toque que permitiría trasmutar el plomo en oro. No: si el alquimista buscaba la piedra filosofal era para transformarse a sí mismo transformando materiales que estaban tanto fuera como dentro de sí mismo. Porque para él no valía la separación que las ciencias positivas establece entre el agua que está en los ríos o en las nubes del agua que llevamos dentro, ni entre el hierro sepultado en las entrañas de la Tierra del que hace parte indispensable de nuestro organismo. Investigar lo que pasaba con estas materias cuando se las sometía a las más insólitas de manipulaciones era para el alquimista una forma de investigar lo que él mismo era y que le empujaba a la investigación y manipulación. Esta conexión era la piedra de toque filosofal que le permitía convertir el plomo de las rutinas cotidianas en el oro de una conciencia de sí mismo adquirida por el cuerpo entero y no exclusivamente por el alma o por la mente.
Said Messari:
Les arts de l’alchimiste
Si quelque chose me paraît indubitable dans l’oeuvre et dans la figure de Said Messari c’est que tous les deux ont actualisé d’une manière inattendue l’oeuvre et la figure de l’alchimiste. L’alchimiste, comme nous savons bien, livrait sa vie avec l’obstination d’un converti à des expérimentations avec les matériaux qui ne pouvaient produire que des surprises, d’ailleurs cela ne pouvait pas être d’une autre façon, car les manières qu’il utilisait n’étaient pas établies par les normes et les protocoles de l’apothicaire, le tanneur et le teinturier, le fileur, le mátallurgiste, le vitrier, le parfumeur ou le fabricant des papiers. L’alchimiste a tiré les leçons de tous eux, mais seulement pour les transgresser à la recherche des réactions inattendues des matériaux qu’il mélangeait et les exposait à la chaleur sans savoir avec certitude ce qu’il obtiendrait finalement de ces réactions. Ça se comprend. Avec ses expérimentations il ne voulait pas trouver de nouvelles formes de faire ce que faisaient les métallurgistes ou les parfumeurs. Il faisait ce qu’il faisat parce qu’il cherchait la Pierre Philosophale qui ne consistait pas, tel qu’on croit d’habitude, à la Pierre de Touche, quipermetterait de transmuter le plomb en or. Non: si l’alchimiste cherchait la Pierre Philosophale c’était pour se transformer en transformant les matériaux qui étaient aussi bien dehors que dans lui-même car, pour lui, n’était pas valable la séparation établie par les sciences positives entre l’eau qui se trouve dans les rivières ou dans les nuages, de l’eau que nous portons à l’intérieur, non plus entre le fer enterré dans les entrailles de la Terre de laquelle il fait partie indispensable de notre organisme. Enquêter sur ce qui se passait à ces matières quand on les soumettait aux manipulations les plus insolites était pour l’alchimiste une manière d’enquêter sur ce qu’il était lui même et qui le poussait à la recherche et à la manipulation. Ce lien était la Pierre de Touche Philosophale qui lui permettait de convertir le plomb des routines quotidiennes en or d’une conscience de soi même acquise par le corps entier et non pas exclusivement par l’âme ou par l’esprit.
Memoria book_1
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Said