Submenu

LEF´QIH

05/01/2017 - 26/02/2017




LEF´QIH
Las obras de Karim Kharbaoui son tan bellas como enigmáticas. Tienen el armonioso equilibrio que caracteriza a lo mejor del arte clásico marroquí y al mismo tiempo el encriptamiento que caracteriza a los mandalas tibetanos o a las tablas de los alquimistas. Todas ellas están construidas mediante un entrelazamiento tan cuidadoso de círculos, semicírculos, cuadrados, letras, puntos, rayas y trazos, que de inmediato intuimos que su autor no busca solo alcanzar con ellos la belleza. Ni tampoco transmitir emociones o fugaces estados de ánimo. No. Él comprende y siente que la vida, la naturaleza, el mundo, nosotros mismos, encerramos misterios o somos directamente realidades misteriosas. Que deben ser descifradas y aclaradas en la medida de lo posible si es que queremos ser conscientes de lo que somos, de lo que padecemos, de a quién nos debemos y de lo que podemos o debemos hacer ante cada situación o ante cada deseo o necesidad. Por eso la pintura no es para Karim Kharbaoui un arte que ofrece solamente experiencias estéticas sino un oficio esotérico que nos permite alcanzar aquello que habitualmente ocultan o confunden las apariencias. Para él un círculo o un cuadrado no son simples figuras geométricas sino formas simbólicas cargadas de múltiples significados. Al igual que los colores, que también son simbólicos y que como el círculo o el cuadrado son capaces de cumplir un papel extraordinariamente importante en todos aquellos dispositivos y procedimientos con los que los saberes que hoy calificamos de mágicos actúan sobre el mundo. Y sobre nosotros mismos y nuestros semejantes. De allí que la pintura se parezca a la escritura que, según él, es un “gesto divino” que estuvo “destinado originalmente a trasmitir la idea trascendental de que el mundo es un libro que contiene los mensajes Dios”. Y también a la caligrafía, que para él es “una pintura de signos pictográficos con frecuencia desconocidos, los signos constitutivos de un repertorio multiforme”. Una pintura que debería ser “un pequeño mundo autónomo” y que sin embargo está sometida “al proceso interno de una tradición múltiple: subsahariana, bereber, africana, atlántica, mediterránea, oriental...”. Sin que por ninguna de estas razones le impidan a Kharbaoui esforzarse “en comprender el misterioso significado de las líneas, las luces y las sombras, con el fin de utilizar estos elementos, por decir alfabéticos, para escribir el hermoso poema de mis sueños y mis ideas”.
Carlos Jiménez.





LEF´QIH

Les œuvres de Karim Kharbaoui sont aussi belles que énigmatique.Ils ont l'équilibre harmonieux qui caractérise le meilleur de l'art marocain classique aussi que le cryptage qui caractérise les tibétains mandal ou les tables des alchimistes. Tous sont construits par un entrelacement si soigneux des cercles, demi-cercles,des carrés,des lettres,des points,rayures et dessins,immédiatement nous avons l'intuition que son auteur ne cherche pas seulement à atteindre avec eux la beauté. Ni transmettre des émotions ou des fuites humeurs.Non: Il comprend et sent que la vie, la nature, le monde, nous-mêmes, nous enfermons les mystères ou nous sommes directement des réalités mystérieuses.Où ils doivent être déchiffrés et clarifiés autant que possible si nous voulons être conscients de ce que nous sommes,ce que nous souffrons,qui nous devons et ce que nous pouvons ou devons faire dans chaque situation ou avant chaque désir ou nécessité. La painture
pour Karim Kharbaoui ce n'est pas un art qui offre seulement des expériences esthétiques mais un métier ésotérique où elle nous permet de réaliser ce que nous cachons habituellement ou confondons les apparences. Pour lui un cercle ou un carré ne sont des simples figures géométriques,mais des formes symboliques chargés de
significations multiples. Comme les couleurs, qui sont aussi symbolique que le cercle ou carré, ils sont capables pour remplir un rôle extraordinairement important dans tous ces dispositifs et procédures d'action sur le monde que nous appelons maintenant la magie. Sur le monde et sur nous-mêmes et nos semblables.
D'où la peinture ressemble à l'écriture que,selon lui, il est un"geste divin" qui était "initialement prévu pour transmettre l'idée transcendantale que le monde est un livre contenant les messages de Dieu". Et aussi la calligraphie, qui pour lui est,"une peinture de signes pictographiques fréquemment inconnu,les signes constitutifs d'un répertoire multiforme". Une peinture qui devrait être"un petit monde autonome"et pourtant elle est soumise à"le processus interne d'une tradition multiple: Sub-saharienne, berber, africaine, atlantique, méditerranée, oriental..." sans la quelle aucune de ces raisons empêchera a Karim Kharbaoui s'efforcer"de comprendre le sens mystérieux des lignes, les lumières et les ombres, afin d'utiliser ces éléments,à dire alphabétique,pour écrire le beau poème de mes rêves et mes idées.

Carlos Jiménez


Hjab Lil
Hjab Lil
Karim